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Chacun sa route ;Chacun son chemin ;Chacun son rêve ;Chacun son destin ; Dites-leur que : Chacun sa route, Chacun son chemin,Passe le message à ton voisin... <3

you really wanna be a superhero ? - carlisle.

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Keira N. Lewis
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Année d'étude : 3ème année
Etudes : Archéologie & Photographie

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MessageSujet: you really wanna be a superhero ? - carlisle. Jeu 27 Aoû - 0:42




      « à une juste guerre, préférons une injuste paix ! »
      Samuel Butler



    Le soleil se couchait lentement sur l'université. Les professeurs rangeaient leurs derniers cours et verrouillaient la plupart des classes, les élèves rentraient dans leurs chambres pour finir leurs devoirs, préparer leurs partiels, ou préféraient s'adonner à de la simple farniente dans le parc. Keira, elle, ne pouvait se placer dans aucune des catégories. Ses cours s'étaient finis ridiculement tôt, et elle avait passé l'après-midi à faire du shopping en ville avec sa meilleure amie. Elle n'aimait pas particulièrement ça, mais elle avait besoin de se sentir entourée. Sa matinée n'avait pas été la meilleure, et le cours d'archéologie l'avait profondément bouleversée. Après une bonne tequila paf' dans un bar avant de commencer les festivités — qui furent sûrement célébrées par le banquier de la jeune fille — dans les magasins. En rentrant, la jeune fille avait reçu un message lui indiquant qu'une grosse soirée allait se dérouler à l'extérieur de la ville. Keira hésita : elle avait beau être une fêtarde invétérée, elle savait que les fêtes en dehors de Burlington ne signifiaient qu'alcools à bombances et drogues — dures, évidemment, sinon elle ne serait pas aussi flippée — qui circulent. Elle fut néanmoins convaincue lorsqu'elle demanda l'avis de trois de ses amis, qui avaient l'intention de s'y rendre et la décrivaient comme la soriée du siècle.

    Keira se retrouvait donc, à dix-huit heures, devant son lit où s'étaient entassées toutes les trouvailles qu'elle avait faite lors de sa chasse aux trésors plus tôt dans l'après-midi. Les couleurs commençaient à piquer aux yeux de la jeune fille qui ne savait plus où donner de la tête. Tout était magnifique, parfait, jusqu'à ce qu'elle y regarde de plus près. Il y avait toujours un détail qui gâchait tout. Après tout, c'était la fête du siècle, oui ou non ?! Elle passa deux heures à débattre intensivement, faisant même participer Destiny, sa compagne de chambre, Jayleen, Myrtille, et poussa même jusqu'à infiltrer les chambres des garçons pour demander l'avis de Jules, qui l'envoya d'ailleurs rapidement balader en soupirant de la stupidité des femmes et en lui assurant qu'elle était parfaite comme elle était, qu'il aimerait d'ailleurs bien prendre un cours de yoga profond avec elle, et elle claqua la porte en riant. Ce fut à vingt-et-une heures que Keira sortit enfin prête de sa chambre. Son short blanc à fines rayures océan se mariaient parfaitement avec le débardeur blanc uni qu'elle s'était procuré une fortune — ce qui était important, répétait toujours Honnor, était de voir au-delà du simple débardeur, tu vois le symbole ? Il est représenté par le prix ! —. Elle s'était armée de ses bottes de cow-boy certifiées authentiques et récupérées d'un dernier voyage à Tucson pour récupérer ses affaires. De nombreux bijoux, bien que tous discrets, ornaient son cou, ses poignets et ses doigts. Concernant sa coiffure, elle avait d'abord opté pour une queue de cheval avant de tenter un chignon en hauteur et de tout laisser tomber, laissant ses cheveux légèrement bouclés couler en cascade le long de ses épaules et de son dos. Niveau maquillage, la jeune fille n'avait pas abusé, un peu de mascara et basta. Elle était le genre de fille très naturelle, en fin de compte, et ces parures, bien qu'ils la rendent particulièrement jolie, ne la représentaient pas vraiment.

    Quoiqu'il en soit, à deux heures du matin, elle était de retour sur le campus. La fête du siècle n'avait pas vraiment été la fête du siècle mais elle avait retrouvé plusieurs des personnes avec qui elle partageait des cours d'archéologie et de photographie et ils avaient réquisitionné deux bonnes caisses d'alcool qu'ils avaient bus, enfoncés dans les champs, solitaires. Néanmoins, la fille n'avait presque provoqué aucun accident lors de son retour — bien qu'elle s'en voulut de tripoter autant la radio, en fin de compte, parce qu'elle n'avait pas trouvé de chanson des années 40 alors qu'elle en mourrait d'envie — et c'est presque claire qu'elle s'assit presque normalement contre un arbre, l'air un peu morte, les yeux ayant du mal à s'ouvrir bien que s'habituant doucement à la pénombre. Dans sa tête, à l'intérieur — et bien profond d'ailleurs —, Keira était parfaitement claire. Elle craignait néanmoins que ses gestes ne l'empêche de rejoindre sa chambre sans se casser au moins deux membres. Quant à ses paroles, elle n'y pensait pas encore, imaginait qu'elle improviserait le lendemain matin lorsqu'elle se réveillerait, toujours sous ce même arbre, et qu'un jardinier ou, pire, le doyen, vienne lui demander ce qu'elle faisait là, un jeudi matin, alors qu'elle devrait être en train de petit-déjeuner avant une dure mais victorieuse journée de cours.
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Carlisle Weston
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Année d'étude : Sixième année.
Etudes : Biologie.

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MessageSujet: Re: you really wanna be a superhero ? - carlisle. Jeu 27 Aoû - 12:54

    Carlisle sentit un frisson le parcourir quand les gouttes d’eau froide s’écrasèrent contre sa peau. Qu’il est bon de prendre une douche après une heure à courir et transpirer. C’est toujours un immense bonheur que de pouvoir fouler le terrain, de sentir le ballon entre ses mains, mais le rafraichissement qui suit est tout aussi agréable. Au collège il y avait toujours un petit groupe de jeunes filles prêtes à tout pour venir assister à ce moment particulier de tout sportif qui se respecte. Et ce qui a de bien quand on grimpe l’échelon scolaire, c’est qu’on gagne également en maturité, et que cette préoccupation de croiser des regards indiscrets disparait. Les femmes peuvent désormais avoir tous les garçons qu’elles veulent ou presque, plus besoin de se rincer l’œil dans les vestiaires pour satisfaire leur libido débordante. Passant une main dans ses cheveux humide, Carlisle s’enroula ensuite d’une serviette en coton qu’il avait soigneusement déposé sur le rebord de la douche. Elle était presque chaude, probablement dû à la vapeur. Face à son vestiaire, le jeune homme ne tarda pas à se rhabiller, enfilant son jean Diesel, marque qu’il affectionne tout particulièrement, et son t-shirt noir unit, légèrement près du corps. Pas trop non plus, tout ce qui est slim ou vêtement moulant c’est pas son truc. Surtout chez un garçon. Bah oui, chez les femmes il ne va pas réfuter l’idée d’entrevoir les formes que provoque ce genre de vêtements. M’enfin passons. Carlisle jeta un coup d’œil à la montre qui orné son poignet, et fut surpris de constater qu’il était déjà aussi tard. D’habitude les entrainements ne durent pas aussi longtemps. Mais c’est pas une surprise, dès qu’il a quelque chose de prévu, il faut qu’il y ait un problème plus ou moins gros. Bon là ça va, mais il se rappellera toujours de la fois où il avait un rendez vous important pour un job. Le genre de chose qu’on ne peut pas laissé passer, et où il vaut mieux être avance. Et bien ce jour là, comme par le plus grand des hasards, un des pneus de sa voiture a crevé. Vous le croyez ça ? Jamais depuis qu’il a son permis une telle mésaventure lui ait arrivé. Et il faut que ça tombe pile le jour où il faut pas. La vie est injuste, il l’a apprit à ses dépends.

    Après s’être dépêché de rejoindre les dortoirs de la confrérie, Carlisle rentra en trombe dans la chambre d’un de ses amis. Il était sur le point de rater sa soirée jeux vidéo mensuel. Cliché ? Oui probablement, mais le jeune homme ne manquerait pour rien au monde cette partie de plaisir. Tous les jeux y passaient, que ça soit ceux de combats, d’aventures, ou de courses. A tel point que l’horloge annonça très vite les deux heures du matin. Bon sang, c’est dingue comme le temps passe parfois ! Reposant la manette sur le canapé de son ami comme si il s’agissait d’un objet sacré, Carlisle le salua d’un mouvement de tête amical avant de s’en aller. Bizarrement, aucun signe de fatigue ne daignait se montrer. Qu’est ce qu’on peut faire à deux heures du mat’ sans prendre le risque de réveiller tout le campus ? Faire un tour dans le parc ! Ca lui semblait être une bonne idée, même si un énorme pressentiment se faisait désormais ressentir : celui d’envoyer le réveil valser à l’autre bout de la pièce demain matin, une fois que sa sonnerie stridente et insupportable lui aura percé les tympans.

    Mains dans les poches, démarche nonchalante, Carlisle était loin de s’imaginer qu’il allait croiser quelqu’un aussi tard, surtout en pleine semaine. Mais pourtant c’était bel et bien une silhouette féminine qui se dessinait peu à peu devant lui. Une femme était assise contre un arbre, pour il ne sait quelle raison. Curieux de nature, il se rapprocha de celle qui lui était encore inconnue d’où il était. Ce fut qu’au bout de quelques secondes et plusieurs pas en avant, qu’il reconnu la jeune fille : Keira. La voir toute seule en plein milieu de la nuit lui rappela obligatoirement un souvenir qu’ils partageaient tous les deux, pour cause ce fut leur première rencontre. Sourire aux lèvres, ressassant dans sa tête la remarque qu’il allait lui faire, Carlisle finit par se ressaisir, arborant un faux air de méchant.

      « File moi tout de suite ton fric, tes bijoux, et pourquoi pas tes fringues ! »


    Bien sur il était en train de faire le remake à sa sauce de ce qu’il s’était passé le jour où elle était à deux doigts d’être agressée. Il était intervenu avant que la situation dégénère, d’une façon peu banale qui semble bel et bien avoir marqué la jeune femme. Ca a l’air d’être une coutume pour elle de trainer toute seule en pleine nuit. Heureusement pour elle, Carlisle n’a rien à voir avec un agresseur, et il ne lui fera aucun mal. Il va même lui laisser ses fringues. C’est pas généreux ça ? Bon non d’accord, il va tout lui laisser. C’est sa façon à lui de la taquiner. Puisque leur relation pourrait presque se résumer à ça : s’envoyer des piques. L’amour vache comme on dit.
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Keira N. Lewis
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MessageSujet: Re: you really wanna be a superhero ? - carlisle. Jeu 27 Aoû - 17:00


    Oui, Keira se souvenait parfaitement de la nuit où Carlisle et elle s'étaient rencontrés et, lorsqu'elle entendit le jeune homme lui demander expressément de s'auto-dépouiller pour lui éviter d'avoir à la bouger, et bien qu'elle ai facilement reconnu la voix de son ami, la soirée entière défila sous les yeux de la jeune fille. Ca ne dura qu'un instant, mais chaque moment de cette nuit était restée gravée dans l'esprit de Keira. Ou du moins, la plupart. Il y avait d'abord eu l'euphorie d'une fête de confrérie, jusqu'à ce que plus personne dans son groupe n'ai de cigarettes. Jules, avec qui elle faisait la fête, lui avait bien proposé de l'accompagner jusqu'en ville malgré l'heure tardive, étant donné qu'ils connaissaient une épicerie ouverte 24h/24 et qui vendait des cigarettes 2$ plus cher. Keira avait décliné l'invitation, elle serait de retour dans moins de vingt minutes si elle se dépêchait. Elle avait pris sa voiture, s'était garée à un paté de maison à peine de l'épicerie et était allée acheter de quoi se ravitailler, prenant également quelques bouteilles des alcools qui commençaient à manquer ; la soirée était loin d'être terminée. C'était en sortant qu'elle avait aperçu son agresseur, elle trouvait bizarre de mettre une capuche en pleine nuit chaude et étoilée. Tout s'était passé tellement vite, il avait sorti son canif, l'avait menacée, elle avait tenté une blague qu'il n'avait pas apprécié. Elle avait entendu au son de sa voix qu'il n'était qu'un enfant, et elle était tout de même capable de maîtriser quelqu'un de cet âge, mais le canif l'en dissuadait. Venait ensuite l'intervention héroïque de Carlisle, et la fuite de Keira. Elle était immédiatement retournée dans sa chambre, avec les cigarettes et l'alcool, et elle était restée assise sur son lit à boire et à fumer jusqu'au lever du jour. Elle avait loupé le jour d'après, endormie toute habillée. Quelle aventure !

    Keira ouvrit un oeil avant de grogner et de tenter de se redresser sans succès. Ce fut en souriant qu'elle débita néanmoins quelques paroles, ou plutôt murmura, néanmoins consciente — ou elle le croyait — que Carlisle l'entendait.

      « J'ai vingt dollars dans ma poche, prends les bijoux, sauf le peace en diamant autour de mon cou, c'était à Echo, et hmmm, pour mes vêtements, je pense pas qu'ils t'iront. »

    Carlisle n'avait sûrement aucune idée de qui était Echo, et pour cause, Keira ne parlait presque à personne de son passé et des personnes qu'elle y avait cotoyé. Surtout ça, en fait. Avouer être partie en vacances à Las Vegas, avoir ri en arrivant à Roswell, guettant les extraterrestres, s'être prélassée sur Venice Beach, ça lui arrivait, mais jamais elle n'abordait sa famille, ses amis, ses compagnons de route ou d'infortune, ses coups de coeur ou ses coups de gueule avec quelqu'un. Au bout d'un instant passé à être restée complètement immobile, la jeune fille réussit enfin à se redresser et à plier ses jambes sous elle en indien, ses yeux s'ouvrirent et elle adressa un sourire éblouissant à Carlisle. Sa voix restait néanmoins celle d'une fille bourrée et fatiguée, ce qu'elle tentait à peine de cacher.

      « Salut Superhero, qu'est-ce que tu fais ici aussi tard ? Ah, non, laisse-moi deviner, ta superouïe a détecté les bruits de mon estomac, tu as pris ça pour un cri de frayeur dans la nuit et tu es sorti avec ta supervitesse pour me sauver avec ta superphrase ? »

    La jeune fille ricana de sa propre blague pas très drôle, mais son état était particulièrement en cause. Elle se sentait complètement désinhibée, et elle se sentait finalement contente de ne pas rester seule dans ce parc, dans l'état où elle était. En plus de ça, elle appréciait beaucoup Carlisle. Après tout, il lui avait sauvé la vie, et même si elle en riait souvent, ce n'était pas rien. Même si ils passaient leur temps à s'envoyer des piques, elle s'était sentie attachée au jeune homme, et aimait parfois se considérer comme son amie.

      « Oh, tu peux t'asseoir, bienvenue chez moi. Tu crois qu'il y a des insectes ici ? Parce que, je crois pas te l'avoir déjà dit mais j'ai une peur panique des insectes. Surtout les araignées. Et les moustiques. Tout ce qui est pince-oreilles ou scarabée aussi, j'ai beaucoup de mal. J'ai vraiment perdue l'habitude depuis que je suis partie de mon Arizona natal, mais, sérieusement, quelle est la probabilité qu'il y ai des insectes juste là, sous mes cuisses ? Toi qui est en biologie ! Oh mon dieu, t'es vraiment trop fort, j'avais besoin d'un biologiste et tu m'en apportes un ! Superhero ! »

    Elle avait placé ses doigts en forme de V, pour la Victoire évidemment, ou alors parce qu'on était dans le Vermont, elle ne savait plus vraiment. Quoiqu'il en soit, elle avait l'impression d'en avoir déjà trop dit.
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Carlisle Weston
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MessageSujet: Re: you really wanna be a superhero ? - carlisle. Ven 28 Aoû - 16:35

    Un sourire d’amusement se dessina sur les lèvres de Carlisle quand la jeune femme eut peine à se lever. S’abaissant pour être à son niveau, il sentit par la même occasion les muscles de ses jambes se tirer. Echo, voilà un prénom qu’elle n’avait jamais mentionné auparavant. Pourtant c’est loin d’être la première fois qu’ils s’adressent la parole, leur rencontre ayant eu lieu il y a déjà quelques années. Son état de faiblesse dû à l’alcool l’a sans doute forcé à laissé échapper ce nom qu’elle semblait avoir soigneusement évité de mentionner par le passé. Sa curiosité lui donnait envi de la questionner sur l’identité de cette mystérieuse personne. Mais à quoi bon ? Et puis elle lui en voudrait surement d’avoir profité de son état pour lui soutirer des choses qu’elle n’aurait jamais dit en toute sobriété. Carlisle laissa échapper un léger rire rauque quand Keira le compara à un super héros avec des super pouvoirs. Si il avait l’âme d’un Superman ou les dons d’un Spider Man, ça fait bien longtemps qu’il aurait quitté la fac. Après reste à savoir si il aurait utilisé ses pouvoirs à bon ou mauvais escient. C’est tentant parfois de braquer la banque de coin sans avoir peur de se faire coincer par les flics. Vous pensez que Spider Man, si il avait vraiment existait, aurait choisis de sauver le monde ? Qu’il aurait sacrifié sa vie pour celle des autres ? Bien sur que non. Toutes ces belles choses n’existent que dans le monde du cinéma et de la littérature où il fait tellement bon de s’y réfugier de temps à autre. C’est un échappatoire, un moyen de frôler du bout des doigts un monde que l’on convoite, et dont on sait pertinemment qu’on obtiendra jamais. Les contes de fée n’existent pas, qui pourrait en douter aujourd’hui ?

      « Contrairement à ce que tu penses, sauver les jeunes demoiselles en détresse ne fait pas partit de mes passes temps. J’étais juste curieux de voir la personne à deux doigts de comater sous un arbre en pleine nuit. Et bizarrement, je ne suis pas étonné que ça soit toi. »


    En même temps, faut pas s’étonner de découvrir une fille des Nu Sigma Zêta en train de décuver dans le parc du campus. Si elle a intégré cette confrérie, c’est bien à cause de son goût prononcé pour la fête et l’alcool n’est-ce pas ? Carlisle a déjà eu l’occasion de la voir en soirée, et faut avouer qu’elle sait s’amuser. Sentant une douleur de plus en plus prononcé aux niveaux de ses cuisses, le jeune homme s’installa aux côté de Keira, peu après qu’elle lui ait demandé. Lui qui avait pas envi d’aller se coucher, voilà que son problème vient d’être résolu. Contrairement à lui, la jeune femme est du genre pipelette. Disons qu’elle ait capable de débiter un nombre incroyable de paroles en très peu de temps. Ce qui est loin d’être le cas de Carlisle, qui ne parle pas inutilement. Il lui arrive même parfois de ne rien dire, et de prendre un air de parfait blasé, ce qui démotive ses interlocuteurs de s’adresser à lui. Il n’est pas le garçon le plus sociable du campus, ça c’est le moins que l’on puisse dire. Soit il vous aime, soit il vous déteste. Vous êtes rarement entre les deux.

      « En réalité, en biologie, on étudie pas les probabilités qu’un insecte se trouve ici ou là. On nous enseigne plutôt le fonctionnement de l’organisme, des molécules, tous ces trucs là. Je suis sur que ça t’inspire ! »


    Bien évidemment, toute sa remarque était construite sur une base d’ironie. Il aimerait pouvoir lui dire si une araignée ou un moustique trainent dans les parages, mais ça serait au dessus de ses facultés intellectuelles. Ils y en a forcément, maintenant est-ce qu’ils sont sous ses cuisses, va savoir ! Elle en aura la surprise. Quand elle a commencé à lui citer tous les insectes qu’elle n’aimait pas, il a cru qu’elle allait jamais s’arrêter. Il est très heureux d’être en sa compagnie, mais l’entendre déballer toutes ses phobies, ça l’enthousiasme pas vraiment. Par chance, le silence a reprit ses droits le temps d’un instant. Tournant la tête afin de mieux pouvoir la voir, Carlisle lui adressa un de ses célèbres sourires moqueurs.

      « Tu sais, si t’as pas envi de te retrouver face à une énorme araignée qui descend le long de son fil, je peux te raccompagner jusqu’à ta chambre. Ton lit doit sans nul doute être plus agréable qu’un tronc d’arbre. »


    Carlisle a toujours eu le rôle du mec présent pour ses amis, en voilà la preuve juste là. Mais il est beaucoup plus complexe que ça. Un jour il peut être votre ami, et le lendemain vous envoyez balader. Imprévisible, incontrôlable, vous avez pratiquement aucune chance de le connaître. D’autant plus qu’il ne parle jamais de lui ou de sa vie. Un mystère plane autour de sa petite personne, et il en joue. Keira n’a peut être pas conscience qu’elle pourrait perdre son amitié d’un instant à l’autre, mais il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Surtout avec un garçon qui assume totalement être un connard finit. Parfois.
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