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Chacun sa route ;Chacun son chemin ;Chacun son rêve ;Chacun son destin ; Dites-leur que : Chacun sa route, Chacun son chemin,Passe le message à ton voisin... <3

« I'm happy to see you alive darling. » - Heaven

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Ethan J. Anderson
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MessageSujet: « I'm happy to see you alive darling. » - Heaven Lun 24 Aoû - 16:56




Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre.
Gilbert Keith Chesterton



    Lorsqu’il s’agit de cours, les journées se ressemblent plus ou moins toutes. Même rituel chaque matin, soit, se lever à une heure où les fêtards entrent, et ce n’est évidemment pas une partie de plaisir. D’ailleurs c’est toujours à partir du réveil qu’Ethan se trame une humeur de merde, voulant à tout prix rester la tête collée à son oreiller, afin de dormir jusqu’en fin d’après-midi, ce qui est bien sûr impossible. Restait plus qu’à filer sous la douche, et penser à se raser par la même occasion, car ça faisait plus d’une semaine qu’il ne s’était pas passé de rasoir sur la figure. Après avoir fait le nécessaire pour être plus ou moins prêt avant de s’habiller, il se regarda vite fait à la glace, c’est clair qu’être entièrement rasé changeait un peu la face, même un peu trop. De retour dans la chambre, fallait ouvrir l’armoire pour se prendre des vêtements, et comme il était toujours dans sa phase « endormi », bonne chance pour faire travailler les neurones. Donc pas le moment de se tracasser, hop un t-shirt gris et un jeans taille basse comme d’habitude, puis bien sûr un boxer en dessous, car sinon vive le confort. Bref, une fois entièrement habillé, ne lui restait plus qu’à prendre une tasse de café, histoire de stimuler le corps et de réveiller ce qui était toujours en mode veille. La motivation n’était pas au rendez-vous aujourd’hui, et encore plus en sachant que les cours les plus ennuyeux se déroulaient dans quelques minutes. Ennuyeux était peut-être un peu trop fort pour terme, il devait avouer que ce qu’il étudiait depuis deux ans l’intéressait bien plus que les programmes de lycée. Son sac sur l’épaule, et voilà qu’il fallait commencer à traverser les couloirs, avec une tête de déterré, soupirant à de multiples reprises, avant d’arriver en salle de cours. Pas le temps d’atterrir que le professeur se lançait directement dans un blabla inutile, ne parlant en aucun cas du sujet qu’ils traitaient ces derniers jours. Heureusement que ce n’était propre qu’à une seule matière. Bonjour l’ennui en cas contraire ! Il s’était toujours demandé à quoi pouvait bien servir les rares heures de littérature qu’ils avaient ? Etudier des textes, des mouvements littéraires et tout le reste étaient décidemment à s’en décrocher la mâchoire. Surtout quand Ethan repensait à la soirée de la veille au soir. Dieu qu’il avait bu ! Il n’en était pas encore à la gueule de bois, mais ses petits yeux et ses traits tirés témoignaient de sa courte nuit. Bon d’accord, il n’avait pas été brillant dans toutes les branches durant ce dernier trimestre, donc il pouvait être un minimum attentif, mais vu le commencement de la journée, il y avait de quoi vouloir retourner dans sa chambre. En même temps la pause de midi était le moment qu’il attendait le plus. Pouvoir manger tout en étant avec ses ami(e)s, que demander de plus ? Il se décontracté comme la majorité des étudiants, et se préparait psychologiquement aux cinq heures de l’après-midi restantes. Cinq heures vous avez dit ? Ben merde, finalement il allait sécher. A quoi bon se prendre la tête avec les cours, alors qu’ils ne faisaient rien d’intéressant dans les matières les moins importantes, valait mieux retourner dormir, récupérer le sommeil accumulé, et puis à son réveil il irait traîner avec quelques amis. Ou alors en profiter pour passer du temps avec sa jumelle ? Depuis son réveil il était sans cesse sur le qui-vive. Quiconque l’approchait était immédiatement passé au rayon X par le jeune homme, et il s’occupait d’elle en redoublant d’ardeur et d’attention. Il ne voulait plus qu’il lui arrive quoique ce soit. Puis par la même occasion, aucuns jeunes hommes ne l’approcheront. Non mais oh, et puis quoi encore ? Vous croyez vraiment qu’il allait laisser une aussi jolie fille seule dans la nature, comme ça ? Nom de dieu.
    Traversant à nouveau les couloirs, il croisa Roxane une ex petite amie avec qui sa relation s’était assez mal terminée en fin de compte. La jeune femme blonde se tenait à deux cent mètres de là. Ils étaient restés ensemble quatre mois, ce qui représentait presque un miracle quand on connaissait le bel étudiant. Mais il n’avait pas failli à sa réputation, et n’avait su résister à une grande brune, langoureuse et horriblement excitante. Bien évidemment, la nouvelle avait vu le jour et là… Il avait subit la furie de sa belle Australienne. Elle avait du chien, c’était ce qu’il préférait le plus chez elle, outre son corps sublime. Il espérait qu’elle passerait à côté de lui sans lui parler, car il savait que la tension monterait inévitablement. Ses espoirs furent vains quand les yeux verts incendiaires se posèrent sur lui avec une haine à peine refoulée.

      ROXANE « Décidemment, je vais finir par croire que je suis condamnée à tomber que sur des salauds. Sur un surtout. »


    Ethan laissa échapper un soupir fatigué de toutes ces piques qu’elle lui lançait sans arrêt. D’accord ce qu’il avait fait était à montrer du doigt, à critiquer. Néanmoins il n’était pas obligé de subir ses attaques incessantes ! Pourquoi ne l’oubliait-elle pas, un point c’est tout ? Ca vaudrait mieux pour les deux.

      ETHAN « Ecoutes, tu peux être humiliée, vexée ou tout ce que tu veux, ça ne t’empêche pas de rester polie. »
      ROXANE « Rester polie ? C’est à moi que tu dis de rester polie ? »


    Et voilà que la scène recommençait. La jeune femme était déjà en train d’hurler des insultes et de l’accabler en public. Chose dont il avait horreur. Mais sachant qu’il était en tort et qu’en plus il n’avait aucunes répliques, il secoua la tête et lui tourna le dos, s’éloignant à grandes enjambées. Quelle peste ! Elle avait décidé de lui pourrir la vie jusqu’au dernier jour ? Bien une femme ça, pas de doutes.
    Le soleil accueilli ses premiers pas hors du bâtiment scolaire. Se retrouver à l’air libre lui faisait un bien fou, surtout après cette matinée plus que merdique. Il y a des jours où l’on ferait mieux de rester chez soi en calbut, un bol de céréales à la main devant Bob l’éponge. Le jumeau Anderson jeta un coup d’œil à sa montre : quatorze heures vingt. N’ayant pas pu prendre un café à cause du tapage de Roxane, il se rattraperait dans un café/restaurant à Downtown. Heaven était-elle en cours ? Il ne savait, mais l’envie de la voir était plus forte que son respect pour les études de sa frangine. Elle lui pardonnerait si elle loupait quelques heures de théorique assommante ! Tout en marchant d’un bon pas en direction de la ville, il sortit son portable et pianota un court instant sur l’écran de son LG.

    Citation :
    « Puce je vais au Starbuck prendre un café. J’ai envie de te voir, rejoins-y moi. ♥️ U »

    Pas besoin d’attendre sa réponse, il la connaissait comme s’il l’avait faite ! Aussitôt le message envoyé, la demoiselle rappliquerait, toute aussi contente que lui à l’idée d’être à nouveau ensemble. Heaven. La seule et l’unique femme qui avait réellement de l’importance dans sa vie. Que serait-il sans elle ? Rien qu’une silhouette, quasi inexistant. Elle était son oxygène, la deuxième partie de son cœur, la deuxième moitié de son être, elle lui était donc plus que vitale. Perdu dans ses pensées, il se rendit compte qu’il avait parcouru plus de distance qu’il ne l’avait pensé. Le Starbuck était là, sous son regard songeur, et il n’hésita pas à pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Quelques groupes d’étudiants se trouvaient assis autour d’une table, un verre à la main. Avisant de la place près de la fenêtre, il s’y assit rapidement et s’installa en attendant l’arrivée de sa jumelle. Un serveur arriva mais il lui précisa qu’il attendait quelqu’un, et que donc en conséquence il prendrait commande plus tard. Une fois mis à l’aise, il laissa à nouveau ses pensées s’envoler vers différentes personnes. Sa mère. Velvet. Et puis surtout… Elle.
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Heaven T. Anderson
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MessageSujet: Re: « I'm happy to see you alive darling. » - Heaven Lun 24 Aoû - 18:34

Réveil. Bordel. Hailee. Engueulade + Préparation. Claquage de porte. Liberté.
Voici comment l’on pouvait résumé mes matinées ( soit de six heures trente à huit heure ) chaque matin de la semaine, depuis le début de l’année scolaire, soit il y a pas très longtemps. C’était ma première année d’université - malgré mon âge avancé - et faut dire que c’est long de ce que je croyais que c’était - avant de m’endormir dans un sommeil très peu réparateur mais d’une durée qui semble avoir été infinie -. Je croyais - probablement d’une manière excessivement naive comme j’avais tendance à le faire - que l’Université serait amusant. Une expérience dont je me rappellerais toute ma vie une fois graduée et qui me rendrait nostalgique. Pour ce que j’ai vécut en ce moment, rien ne risque de me manquer. Ce n’est sûrement pas les prises de têtes constantes avec Hailee qui vont un jour me rendre nostalgique, ni même ses cours de philosophie ou je ne sais encore quel bêtise qui vont me manquer. Je n’aime pas psychanalyser ce que je fais ou quoi que ce soit, je me contente de le vivre et d’en profiter. Telle ne devrait pas être la devise de tous ?

Mais je savais au moins, que c’était la devise chez les Anderson. Le moins de prise de tête possible - malgré le fait que j’avais plus tendance à m’en faire qu’Ethan - profiter à cent pour cent - encore une fois bien plus qu’Ethan que moi - et faire ce qui nous plait, voici comment ça fonctionnait pour nous, les jumeaux Anderson. Et tous les jours, j’avais une preuve que c’était bel et bien la devise de mon frère, soit par un geste qu’il faisait, quelque chose qu’il disait ou bien simplement une anecdote qu’il me comptait des quatre années que j’avais passé enfermer dans un sommeil plutôt que de les passer à côté de lui, de mes meilleures amies, et de la vie que j’aurais pu avoir aux côtés de Zachary, l’homme de ma vie. Et aujourd’hui, il me le prouvait par un texto qui me rappelait à quel point il préférait la vie et l’amusement au détriment de ses études. D’ailleurs, j’allais mettre le pied dans ma classe lorsque mon portable vibre dans la poche arrière de mon jeans.

Citation :
« Puce je vais au Starbuck prendre un café. J’ai envie de te voir, rejoins-y moi. ♥️ U »

Je ne pus m’empêcher face au texto que m’envoyait mon frère jumeau. Je levais le regard, passait de la porte d’entrée de l’Université, zigzaguant jusqu’à ma salle de classe juste à côté de l’endroit ou je m’étais arrêtée. Cours ennuyant ou après-midi agréable avec mon frère ? Le choix était vite fait. J’allais répondre à mon frère que je m’y dirigeais lorsque je me fis bousculer quelque peu brusquement. Je relevais la tête pour faire face a une grande blonde que je ne connaissais pas, du moins pas personnellement. Mais j’étais sûre qu’elle me connaissait, juste pour la façon dont elle me regardait tout en continuant d’avancer. Ce n’était pas à moi qu’elle s’adressait mais je devinais parfaitement qu’elle souhaitait que j’entende.

    BLONDASSE- « Ethan Anderson n’est qu’un salaud. »
    AMIE DE LA BLONDASSE- « T’as trop raison Rox, avec tout le mal qu’il t’a fait.. »
    HEAVEN- « Pardon ? »


Je ne connaissais pas l’histoire, et je n’étais pas sûre de vouloir l’entendre, mais il était hors de question que je laisse mon frère se faire traiter de salaud ainsi sans rien dire. Je me retournais vers elle, prenait face en face de cette blondasse probablement nommée Roxane et son amie, une brunette superficielle d’ou l’on pouvait voir le faux bronzage à des kilomètres à la ronde. Et elles croyaient naïvement qu’elles pouvaient insulter mon frère comme ça, dans ma face, sans que je ne dise rien ? C’est pas quatre ans de sommeil qui m’ont ramollis tout de même !

    HEAVEN- « Qu’est-ce que tu as dit au sujet de mon frère ? »
    ROXANE- « Que c’était un salaud, doublé d’un imbécile fini et.. »


Elle n’aura jamais le temps de finir sa phrase. Pas parce qu’elle est morte, mais tout simplement qu’une main drôlement indépendante s’est retrouvé sur sa petite face de « bitch » qui se croit maligne. Son air supérieur et son petit sourire hypocrite m’ont forcés à le faire. Je devais la gifler, au moins pour la faire taire et lui faire regretter ce qu’elle venait de dire. Ce que je n’avais pas prévu par contre, c’est que son idiote d’amie me rendrait la pareille. Bagarre générale ? Ça aurait pu l’être, jusqu’à ce que je sois attrappée par ce grand mec barraqué de mon cours de littérature. Bordel, je ne suis pas violente mais si y’a quelqu’un qu’on insulte pas dans ma face, c’est bien mon frère jumeau !

    HEAVEN- « C’est toi la salope, pétasse ! »


C’était sorti tout seul. Le mec m’amène plus loin, loin de la tentation que l’on dit. Je quittais enfin « ses bras » - dans un sens tout à fait différent de celui que l’on pourrait penser - sans même un regard de sympathie pour lui qui m’avait probablement évité un coup de poing au visage, et marchait à grand pas hors de l’Université, vers Starbucks, l’endroit ou j’aurais probablement dut aller sans penser à me « battre » avant. Enfin, ce qui était fait est fait, et au moins, ça me ferait un sujet de conversation avec mon charmant de jumeau.

Je ne mis pas longtemps à me rendre au café ou m’attendait mon frère jumeau, et encore moins de temps à le retrouver dans la masse de gens pas très importante, considérant qu’on était au milieu de l’après-midi, et que bien des gens étaient à l’école ou bien en train de travailler. Bien évidemment, il y avait plusieurs rebelles, dans lesquelles nous pouvions ajoutés les jumeaux Anderson, mais le nombre de gens présents étaient loin d’être celui auquel j’étais habituée de voir lorsque je venais dans ce café habituellement bondé. Je m’approchais de mon frère, laissant un bisou sur sa joue avant de prendre place juste en face de lui. Je me doutais d’avoir le visage enflée, alors j’évitais tout geste qui pourrait l’inciter à m’inspecter de plus près, bien que je me doutais que ça devait être assez flagrant.

    HEAVEN- « Tu savais que j’avais une once de violence en moi ? Jamais je ne m’en serais doutée.. »


J’essayais de faire venir le tout en douceur, en humour, car franchement, je n’avais aucune idée de la réaction qu’aurait mon jumeau face une phrase telle que « Je me suis battue avec cette idiote de blonde parce qu’elle t’a traité de salaud. Je sais pas ce qu’elle à fait mais je ne pouvais pas la laisser faire et ne rien dire. » Quoi qu’au fond, peut-être qu’être directe aurait été mieux. J’en sais rien. Pour l’instant, je n’attend qu’une réaction face à l’humour - toujours aussi mauvais - dont je fais usage..
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Ethan J. Anderson
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MessageSujet: Re: « I'm happy to see you alive darling. » - Heaven Mer 26 Aoû - 14:16




Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges.
Stanislaw Jerzy Lec



      HEAVEN - « Tu savais que j’avais une once de violence en moi ? Jamais je ne m’en serais doutée... »


    Le regard que posa Ethan sur sa jumelle à cet instant-là, il n’aurait su le décrire lui-même. Y lisait-on de l’horreur ? De la colère, de l’énervement ? De l’angoisse quand à savoir ce qui s’était passé ? De la haine envers celui ou celle qui a fait ça ? Sûrement un peu tout cela à la fois. Mais ce qu’on y lisait plus clairement que tout autre sentiment était le reproche. Fronçant les sourcils d'un air soupçonneux, il répliqua.

      ETHAN – « J’ignore ce qui passé pour que t’ai une tête pareille, mais t’as intérêt à n’oublier aucuns détails, c’est moi qui te le dis. »


    Menaçant ? A ses heures perdues oué, il faisait usage de pression sur sa jeune sœur. Jeune de quelques minutes certes, mais ce temps précieux représentait un avantage non négligeable ! D’abord par rapport à sa mère, qui le désignait sans cesse comme le « responsable » d’Heaven, d’où cette autorité, ce côté paternel qui ressortait lorsqu’il lui arrivait quelque chose. Que ça lui plaise ou non, il était là pour veiller sur elle, pour être sûr qu’il ne lui arrive rien. Mais voilà le résultat ! Il la laissait moins d’une matinée livrée à elle-même, et elle se ramenait avec une tête grosse comme une pastèque. Sans oublier ce léger coquart qui traçait un cercle autour de son œil gauche. Il espérait seulement que la personne responsable de tout ça court vite. Elle en aurait besoin, grandement besoin. Homme ou femme, il la retrouverait. Il en vint même à penser à Roxane. Non mais si c’était elle… Pour sûr qu’il lui ferait la peau à cette garce. Non pas par la violence ! Ethan n’a jamais levé la mains sur une fille, quelqu’elle soit. Et jamais il ne le fera. Il existe d’autres moyens de « détruire » une personne qu’on déteste. Et vu la haine qu’il avait à son égard, Rox’ allait s’en souvenir longtemps.
    Le serveur revint après avoir aperçu qu’il n’était plus seul, et Ethan commanda pour eux deux. Deux cafés et une poche avec des glaçons, malgré les protestations de sa jumelle.

      ETHAN – « Tu veux garder une tête en forme de pastèque, oui ou non ? Bon. Alors on se tait et tu fais ce que je te dis. Gamine. »


    Le dernier mot fut prononcé avec une extrême affection. Oh il lui en voulait encore oui, de s’être battue. Il attendait seulement ses explications avec patience, et verrait en fonction de l’histoire s’il lui cassait la tête tout de suite ou non. (aa)
    D’ailleurs, ça lui rappelait une petite anecdote de quand ils étaient gamins. Ils devaient avoir… Quatorze ans, par là.

    FLASH BACK

    Après de nombreuses plaintes de sa sœur quand à un garçon de sa classe qui lui ferait des avances un peu compromettantes, Ethan avait décidé de réglé cette affaire. Les deux garçons avaient poussés maints cris et hurlements tout en usant de coups de poings et pieds. Les deux ans de boxe que le jeune homme avait fait à l’époque lui furent bien utiles. Son « adversaire » portait nombres de bleus, d’égratignures et autres. Ethan comptait en rester là lorsque sa jumelle avait cru bon de venir achever son courtisan. Une forte gifle avait retentie, ce qui avait valu une riposte, un réflexe de la part du garçon. Heaven avait, lui semblait-il, volée sous le coup ce qui avait déclenché une fois de plus la haine de son frère. Les jumeaux Anderson avaient fuit avant qu’un parent ou autre adulte ne rapplique. Ce fut une fois éloigné sur le chemin du retour qu’il explosa.

      ETHAN – « Non mais t’es complètement inconsciente ou quoi ? Jt’ai pas demandé de la ramener ! Et s’il t’avait vraiment fait mal hein, t’y penses à ça ? J’fais quoi moi après ? Non mais je […] »


    Et il avait pesté, clamé haut et fort sa colère durant tout le trajet du retour. Ce ne fut que lorsqu’il entendit Heaven renifler qu’il s’était stoppé net, et qu’il l’avait prise dans ses bras, calmant ses pleurs par de douces paroles.

      ETHAN –ETHAN – « C’est parce que je t’aime que j’ai dit tout ça. »

    FIN FLASH BACK



      ETHAN – « Alors ? Je t’écoute. », reprit-il tout en pianotant des doigts avec impatience sur la table, son café dans l'autre matin.
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Heaven T. Anderson
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MessageSujet: Re: « I'm happy to see you alive darling. » - Heaven Jeu 27 Aoû - 5:10

    ETHAN- « J’ignore ce qui passé pour que t’ait une tête pareille, mais t’as intérêt à n’oublier aucun détail, c’est moi qui te le dis. »
    HEAVEN- « Bah eum.. C’est que.. »


Je ne savais pas comment lui dire ça, ni comment le convaincre de ne rien faire suite à ça contre cette garce qui m’avait frapper, ou encore contre celle que j’avais frappée mais qui avait insulté Ethan volontairement devant moi, de manière probablement à me provoquer. Avait-elle vu venir le coup ? Je ne saurais le dire mais ce dont j’étais certaine, c’est que la fille supposément prénommée Roxane, j’en déduisais, était probablement dans le même état que moi. Joue enflée, l’oeil entouré de rouge si je me fiais à la hauteur ou j’avais frappée. Quoi qu’il en soit, mes blessures n’étaient pas en vain. J’aurais pu m’en sortir indemne, aucune trace laissant savoir à Ethan ce que j’avais osé faire, mais malheureusement, deux contre une, j’avais pas grand chance. Sauf que je n’y avais pas vraiment penser sur le coup, à vrai dire. Tout ce qui m’importait, c’est faire payer cette blondasse qui se croyait tout permis. Et malgré la joue enflée, c’était mission accomplie.

Mais peu importait, je ne savais toujours pas comment dire à Ethan que je m’étais battue, ni comment amené le sujet que je m’étais battue avec une de ses exs dont je ne connaissais pas l’histoire générale, ni l’aventure qu’il avait eu avec celle-ci. D’ailleurs j’allais exiger des explications une fois « mon » histoire terminée. Mais je fus sauvée par le gentil serveur qui vint demander la commande. Ethan commanda pour moi.

    ETHAN-« Deux cafés et une poche avec des glaçons s’il-vous-plait. »
    HEAVEN-« Je n’ai pas besoin de glace ! »
    ETHAN-« Tu veux garder une tête de pastèque oui ou non ? Bon. Alors on se tait et tu fais ce que je te dis. Gamine »
    HEAVEN-« J’te déteste. »


Évidemment, je ne le détestais pas. Comment pourrais-je non seulement un jour penser à détester Ethan James Anderson, le seul toujours là, à me protéger constamment et bien malgré moi a me donner des leçons de vie dès qu’il en a l’occasion ? Avec Ethan, j’étais sûre d’être protégée en permanence - sauf évidemment quand les folles détraqués l’insultaient, et que moi en soeur admirable que je suis j’utilisais mes mains et que ça me revenait au visage - et ce n’était pas toujours ce qui me plaisait le plus. Oui, savoir que j’avais toujours quelqu’un sur qui compter était agréable, mais savoir aussi que j’avais toujours quelqu’un pour me faire la morale ou pour tenter sans cesse de me protéger contre des dangers qu’il n’y a pas, ça peut devenir soulant. M’enfin, je faisais une grimace à mon grand frère, preuve que malgré ce que je disais, je l’aimais quand même. Et puis quand je le vis commencer à pianoter sur la table du café, je savais que c’était terminé. Mon temps c’était écoulé et j’allais devoir lui raconter. Tout lui dire, dans le moindre détails comme il me l’avait demander.

    ETHAN-« Alors ? Je t’écoute. »
    HEAVEN-« Bah en fait, c’est simple. J’allais rentrer dans ma classe lorsque tu m’as texté. Et comme tu dois probablement le deviner, je ne suis jamais rentrée dans cette salle puisque je me tiens là devant toi. »


Tout moi. Prendre mon temps, racontez des trucs inutiles plutôt que d’aller à l’essentiel. Ethan allait bouillir d’impatience, et ça ne pouvait que me faire plaisir.

    HEAVEN-« Enfin. Et puis en sortant de la classe, il y a cette blondasse Roxane dont j’ignore tout qui me fonce dedans. Déjà elle me provoque et je sais rien d’elle, je me demande qu’est-ce que j’ai fais et tout ça quoi. Et puis j’entends ton prénom. Et puis qui ignore à l’université que je suis ta soeur jumelle miraculeusement survivante d’un coma ? Pas grand monde on est d’accord. Donc comme je disais, j’entends ton nom, suivit d’une « salaud ». Dans ma face, comme ça pour le plaisir. Alors je me retourne et je dis « Pardon ? » Et elle me répète que tu es un salaud. Et j’l’ai frapper. Peut-être parce que je t’ai trop souvent regarder frapper les gars qui m’approchent de trop près ou j’sais pas quoi, mais j’l’ai gifler, vraiment fort. J’avoue j’tait un peu fière. Jusqu’à ce que sa conne d’amie me relance la pareille, d’ou ma face de boxeuse. J’allais répliquer mais on nous a séparé, et... Here i am ! Pas de quoi paniquer ! »


Un roman. J’aurais probablement pu écrire un roman avec ce « monologue » là. C’est la preuve que ça m’en prenait pas beaucoup pour parler gros, et depuis toujours ça avait été comme ça. J’étais certaine qu’Ethan était habituée à ce genre de discours, preuve de mon très beau parler. Et puis je réalisais, qu’au fond, comme je le disais, je ne savais rien de cette Roxane, exceptée le fait qu’elle ne portait pas spécialement mon jumeau dans son coeur, et qu’elle aimait ce mettre les deux Anderson à dos en même temps ou presque.

    HEAVEN-« Et juste comme ça, c’est quoi l’histoire avec Roxane ? Pour savoir la valeur de cet oeil au beurre noir que je me suis pris pour toi ! »
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