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Sur les nerfs - pv Rembrandt.

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a d m i n i s t r a t e u r
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Oksana A. Davenport
Messages : 241

Année d'étude : Cinquième année
Etudes : Science Po et Communication

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Ouvert pour un topic: non
MessageSujet: Sur les nerfs - pv Rembrandt. Ven 21 Aoû - 20:52

REMBRANDT & OKSANA


Certaines personnes avaient un don pour faire sortir Oksana, appelée Davenport, ou plus simplement Dave pas une majeure partie de son entourage, de ses gonds. L'une de ces personnes, c'était sa mère, un monstre d'indifférence, qui avait pour loisir principal de rappeler à sa fille à quel point elle était décevante. Il faut dire que Dave ne collait pas à l'image que sa mère aurait voulu lui donner... Elle ne comprenait rien au monde de la mode, se fichait bien de manger équilibré, et passait plus de temps devant un match de foot que devant son miroir. Aussi, son récent coup de fil avait été l'occasion pour Mrs. Davenport de dresser la liste de toutes les choses qui l'exaspéraient chez sa fille. Liste non exhaustive, car Oksana avait raccroché, prétextant qu'il lui fallait se rendre en cours. Elle était furieuse, agacée de ne pas avoir eu le cran de lui raccrocher au nez. Elle avait toujours fait preuve de plus de retenue que son frère, Hunter, qui lui ne se privait pas d'entrer en conflit avec leurs parents. Mais Oksana, pour sa part, hésitait toujours sur la conduite à adopter, craignant qu'un jour, en allant trop loin, ses parents ne financent plus ses études. Après tout, la menace était plus d'une fois tombée comme un couperet: si les jumeaux ne montraient pas plus de respect pour leur famille, ils n'auraient plus que leurs yeux pour pleurer. Et tant que Dave continuait de témoigner un semblant d'intérêt pour ses parents, ceux ci semblaient considérer que c'était suffisant. Aussi la jeune fille n'avait elle pas pu raccrocher et avait du encaisser suffisamment de reproches pour déstabiliser n'importe qui d'autre. Elle se fichait bien de ce que sa mère pensait d'elle. En revanche, elle n'aimait que ces reproches soient à double sens. Elle aussi, elle aurait eu beaucoup à dire à cette femme sans cœur et sans scrupules. Mais il n'y avait rien à faire pour la sortir de l'impasse. Elle était dos au mur, et devait essuyer les remarques sans sourciller. Sur ce point, Dave tenait donc de sa mère. Elle aussi, à sa manière plus sarcastique mais parfois tout aussi blessante, était une reine dans l'art d'avouer aux gens ce qu'ils ne voulaient pas toujours entendre. Elle disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas, remettait à leur place ceux qui s'imaginaient supérieurs aux autres... En bref, elle n'était pas connue pour rendre la vie facile.

Certains de ses amis en avaient prit l'habitude. L'un d'eux avait même un don incroyable pour lui répondre du tac au tac, avec ce même aplomb qui faisait que les phrases d'Oksana étaient assassines. Lui, c'était Rembrandt, une personne avec qui les relations étaient parfois houleuses, puisque deux caractères aussi forts ne pouvaient forcément pas s'entendre à merveille... Eux deux maniaient les mots comme des armes, et s'envoyaient régulièrement des remarques, satisfaits d'avoir enfin trouvait quelqu'un qui comprenait que tout cela n'était pas que de la pure méchanceté... Leur relation n'avait pourtant pas commencé au beau fixe. Lui l'avait jugé, elle s'était braquée devant ses remarques, puisqu'il semblait la prendre comme une fille à papa, ce qu'elle n'était pas du tout. Rien alors ne laissait présager d'une si belle amitié, tout en simplicité, en engueulades passagères, en éclats de rire imprévus, en sourires réconfortants. Il avait fallu d'une nuit à la belle étoile pour qu'ils se découvrent un plaisir commun: celui d'observer dans la solitude la plus totale un spectacle que les autres humains délaissait. Quoi de plus beau qu'une nuit étoilée pour retrouver la sérénité de l'esprit ? Ce fut cette nuit là que naquit leur amitié. Elle en ignorait beaucoup sur son compte, leurs conversations n'étant pas souvent tournées vers le passé. Mais il était très précieux pour elle, il avait une place à part. Place qu'elle ne pouvait définir...

Sortant de ses pensées, qui consistaient alors à maudire sa mère et à prier pour qu'elle perde définitivement l'usage de la parole, Oksana prit le chemin qui menait à son casier. Une fois devant l'armoire métallique qui renfermait ses affaires, elle tourna les chiffres figurant sur son cadenas, l'ouvrit, et y déposa ses quelques affaires de cours. Là, elle referma d'un geste sec et bruyant la porte du casier, avant de taper dessus d'une main ferme. Sa journée était foutue, sa mère l'avait bien trop énervé pour qu'elle puisse profiter du soleil radieux qui illuminait le parc. Elle n'avait cependant pas remarqué la présence non loin de là de cet être ci particulier vers lequel ses pensées s'étaient tournées un peu plus tôt, lorsque ses idées avaient cheminé jusqu'à lui.
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Rembrandt Wilson
Messages : 6

Année d'étude : 7ème année
Etudes : Philosophie

MessageSujet: Re: Sur les nerfs - pv Rembrandt. Sam 22 Aoû - 1:22

Adossé contre un mur froid, face à une grande fenêtre qui filtrait une lumière agréable, Rembrandt réfléchissait. Ne soyez pas étonné, ça lui arrive souvent. Sans doutes à cause de ses études. On lui a apprit à réfléchir. En fait, il rêvassait. Plus précisément à ce qu'il pourrait manger le soir-même. Ce n'est pas forcément une préoccupation que nous avons tous, je vous l'accorde. S'imaginant savoir jouer de la guitare comme Hendrix, tout en fumant une cigarette et en beuglant des mots incompréhensibles ; tout ceci grâce à la prise, au préalable, de substances illicites telles que les champignons. Ouais, c'était quand même le pied les années 70. Il donnerait cher pour pouvoir faire un bond dans le temps et y vivre ne serait-ce qu'une semaine ! Cette soudaine envie de voyager à travers le temps était sans doutes due au fait qu'il écoutait un bon vieux groupe de cette époque. Mains dans les poches, écouteurs de lecteur mp3 vissés sur les oreilles, Rembrandt était tout à fait serein ; comme la plupart du temps. Il lui en faut beaucoup pour être contrarié. Faisant mine d'être ailleurs, il prêtait en fait un soin tout particulier à observer les personnes qui passaient devant lui. Est-il très observateur ? Pas spécialement non, mais disons que c'était son occupation du moment. Quelques visages connus, des professeurs, bref, que des gens du même monde que le sien. Quoique, Rembrandt est un garçon à part. Il est sur une autre planète. Peut-être est-ce sur celle-ci qu'il trouve l'inspiration nécessaire pour avoir toujours - ou presque - le mot pour rire. Bien qu'il ne soit pas un jeune homme doté d'une très grande réputation ici, on dit de lui qu'il est plaisantin. Et ça convient parfaitement à l'image qu'il veut donner de lui ; son comportement naturel.

Parmi les personnes qui passèrent devant lui, il remarqua Oksana. D'habitude, il n'aurait sans doutes pas hésité à l'aborder. Mais en voyant sa mine sévère, il préféra enfoncer sa tête dans ses épaules pour l'épier discrètement. Même si généralement ils se vannent tous le temps, ce serait embêtant qu'ils se disputent parce qu'elle ne prendrait pas une de ses plaisanteries au second degré. La tête orientée en direction de son amie, le jeune homme se chargea d'éteindre son petit gadget. Puis, il retira les écouteurs de ses oreilles et rangea le tout dans son sac qui était posé à terre. Une fois relevé, il vit Oksana frapper son casier. Il fronça les sourcils. Finalement, il se décida à s'approcher d'elle, après avoir ramassé son sac. D'un air tout à fait sérieux, il tapa énergiquement deux fois ses mains l'une contre l'autre en s'exclamant :

- Olé !

Pas très discret comme approche, je vous l'accorde. Mais de la part du jeune homme, il faut s'attendre à tout. Il est capable du pire comme du meilleur. Bien que la plupart du temps, c'est un bon gars. Bref, Dave sursauta légèrement. Rembrandt savait qu'elle n'était pas de très bonne humeur, il l'avait constaté sur son visage. Il s'était dit que peut-être en faisant une entrée flamenco, il réussirait à la faire au moins sourire. Sinon tant pis, il trouvera bien autre chose. Parfois il lui faut un peu de temps ; après tout on ne peut pas être parfait. Et puis on ne dit pas non plus que Rembrandt fait rire tout son auditoire dès qu'il ouvre la bouche : ce n'est pas un personnage de Friends.

- J'aimerais pouvoir te dire que tu passes inaperçue comme un albinos dans une tempête de neige mais ce n'est pas le cas.

Rembrandt croisa les bras sur son buste puis appuya son épaule contre un des autres casiers. Il observa la demoiselle quelques instants avant de demander, en étant sérieux cette fois-ci :

- Qu'est-ce qui ne va pas ?
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Oksana A. Davenport
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MessageSujet: Re: Sur les nerfs - pv Rembrandt. Sam 22 Aoû - 23:57

Aoutch ! En cet instant stupide où Davenport avait cru être plus forte que le métal qui constituait la porte de son casier, elle avait aussitôt réalisé son erreur. La douleur fulgurante qui suivit son bref accès de violence suffit à lui faire passer l'envie de recommencer. Laissant passer une brève grimace sur ses traits, elle se massa la main tout en s'insultant elle même, se promettant de ne plus agir sous le coup de l'émotion. Parce que l'émotion était visiblement capable de porter des coups très puissants...
Alors qu'elle en était encore à se masser elle même à défaut d'avoir un bellâtre à ses côtés pour le faire à sa place, deux coups retentirent, la faisant sursauter, mais aussi et surtout complètement oublier qu'elle avait mal. La surprise ne faisait visiblement pas disparaitre que le hoquet. Se retournant aussitôt vers les claquements, qui s'étaient aussitôt fait suivre d'un "Olé" reconnaissable entre mille, elle trouva là Rembrandt. Amusant de constater qu'il avait l'art et la manière de réagir d'une façon toujours plus surprenante que la fois précédente. C'était l'une de ces choses qui le rendaient si intéressant. Dave lui décrocha un sourire, assez amusée par son entrée en matière. Après tout, il pouvait bien se moquer d'elle, puisqu'elle même s'était sentie brusquement stupide en déchargeant sa colère sur un innocent casier, qui était finalement sorti vainqueur. Il profita de ce bref instant où son visage passa de l'agacement à l'amusement pour prendre la parole. Mieux valait en effet qu'il fasse vite, car Dave n'était pas connue pour sa patience, et encore moins pour son sourire angélique, puisqu'elle n'avait tout simplement ni l'un ni l'autre. Si bien qu'il valait mieux pour Rembrandt de prendre la balle au rebond, et d'essayer tant bien que mal d'engager la conversation... Sauf que, comme à son habitude, il fit tout autre chose que ce qu'un être humain considéré comme sain d'esprit aurait fait. Et il eu probablement raison, car face à lui ne se trouvait pas n'importe qui. C'était Dave, la fille au sarcasme facile, qui considérait qu'une bonne conversation devait contenir au moins trois répliques, blagues, vannes ou sarcasmes par minutes. Faîtes le calcul, Rembrandt avait déjà fait explosé les records en en casant deux en l'espace de quelques secondes. Si elle avait eu un chapeau sur la tête en cet instant, nul doute que Davenport l'aurait ôté pour saluer bien bas l'artiste face à elle. Mais comme il n'en était rien, elle se contenta de sourire d'autant plus face à sa remarque. On comptait en effet plus discret, mais Dave se foutait pas mal de ce que les autres pensaient, et si elle les dérangeait tant pis. Ne disait t-on pas que les plus gênés devaient partir les premiers ?

« Et j'aimerai pouvoir te dire que le Flamenco est encore une danse à la mode chez les jeunes. Mais ça n'est pas le cas. »

Dave commençait à se dire que Rembrandt avait des vertus thérapeutiques. Car depuis son entrée dans le décor, il avait su rendre le sourire à la jeune fille, ce qui n'était pas forcément évident. Elle se sentait déjà plus à l'aise, en avait presque oublié qu'elle n'était qu'une bonne à rien, une empêcheuse de tourner en rond, une gamine vexante et prétentieuse, selon les propres mots de sa chère maman. Presque, car avec un sérieux qu'elle ne lui connaissait que trop peu, il lui demanda ce qui n'allait pas. Visiblement, il semblait décidé à rester, car il s'installa bien tranquillement contre le casier d'à côté. Choix judicieux, puisque Dave avait toujours une dent contre le sien, qui ne perdait rien pour attendre.

« Juste un sale coup de fil, enfin rien d'inhabituel, c'était ma mère. Je rêve de la voir emménager au Groenland... Encore qu'elle est tellement horrible qu'elle tuerait des ours pour s'en faire un manteau. »

Ça n'était un secret pour personne, les jumeaux Davenport n'avaient hérité de quasiment aucun des gênes de leurs parents. Au mieux, ils partageaient un patronyme, quelques bonnes engueulades, et et une dinde pour Thanksgiving. Ils n'étaient pas la famille modèle, et la seule raison qui aurait poussé Dave à enlacer sa mère, cela aurait été pour mieux l'étouffer. De retour à la réalité, alors qu'elle imaginait déjà sa mère lutter contre un ours polaire, elle arracha un sourire gêné, toujours mal à l'aise lorsqu'il s'agissait de parler d'elle avec plus de sérieux qu'à l'ordinaire. Abaissant ses yeux vers le sol, elle y posa son sac, avant d'adopter la même position que Rembrandt, étant désormais face à lui, attendant qu'avec un peu de chance, il trouve une chose amusante à lui dire pour remonter son moral à un niveau plus respectable.
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